50 Façons de goûter la vie


Caresser son amant
PAR ALINA REYES
De mes mains sur son corps je dessine des arabesques, du bout des doigts, des dix yeux ouverts au tranchant de mes ongles. Je suis en adolescence, chaque fois que je me donne le lent loisir d’exciter mon amant par des caresses d’exploratrice. Souvent parmi les autres, dans une pièce bruissante de musiques, de rires, de conversations hachées, des souffles et des baisers gratuits de la jeunesse, à demi allongés sur une banquette, on parvenait à la jouissance tout habillés, par la grâce de nos corps serrés l’un contre l’autre et de nos paumes amoureuses. Sous les tissus, je descendais le long de son dos, y remontais et en redescendais, traçant de la nuque au coccyx des S appuyés, sensibles, retenant notre commune impatience, de son torse à son pubis sous les boutons du jeans, où le souffle coupé, tourner dans la forêt autour de l’objet sacré, finir par l’effleurer, flirter avec sa si dure douceur, puis l’empoigner, l’emmener là où le désir se met à galoper. La scène se reproduit, l’amour de l’homme je l’ai dans la peau, pour la vie.




Aller au cimetière, un jour de soleil et de tranquillité intérieure. Voir que c’est un lieu de paix et de repos. Regarder la mort en en face jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de peur ni de douleur, mais juste une curiosité tranquille. Vers où ? Vers quoi ?
PAR CHRISTOPHE ANDRÉ



Regarder passer les nuages un jour de ciel changeant.
PAR CHRISTOPHE ANDRÉ